03 mai 2009

Prions pour les vocations !

ordination1.jpgCe Dimanche 3 Mai 2009, l'Eglise nous invite à prier pour les vocations. Tous les baptisés sont appelés à la Sainteté - chacun selon sa vocation propre - et la mission de l'Eglise consiste précisément à faire connaître, grandir et fructifier ces vocations dans leur prodigieuse diversité. Toutefois, cette journée mondiale du 3 Mai est destinée plus particulièrement à demander à Dieu des vocations à la vie consacrée en général, et au sacerdoce ministériel en particulier.

Dans son message annuel, le Saint Père rappelle que "la prière pour les vocations doit être incessante et confiante". Incessante parce que c'est Jésus lui-même qui nous l'a recommandée : "Priez le Père des Cieux pour qu'il envoie des ouvriers à sa moisson". Icessante parce que la vocation du prêtre est indispensable à l'Eglise : sans prêtre, il n'y a plus d'Eglise. Confiante parce qu'il nous est interdit de douter que Dieu veuille encore donner des prêtres à son Eglise. Confiante parce que le Seigneur accueille chacune de nos prières : "il comble de biens les affamés, et renvoie les riches les mains vides". Confiante parce que le sacerdoce ministériel est une médiation nécessaire à la réalisation de la promesse du ressuscité : "Et moi je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde".

En ces temps où le manque de prêtres nous contraint à constituer des communautés de paroisses et à réfléchir aux moyens organisationnels de s'adapter à une telle situation, la prière pour les vocations devrait constituer la priorité numéro un. Il y aurait d'ailleurs quelque chose de cynique et de profondément contraire à la volonté du Seigneur dans l'attitude d'une Eglise qui consacrerait plus d'énergie à préparer la disparition des prêtres qu'à implorer l'assistance de nombreux futurs prêtres.

Les prêtres ne disparaitront de nos paroisses et de nos régions que si l'Eglise cesse de prier pour les vocations d'une manière "incessante et confiante". La cause des vocations est une cause assez importante pour offrir tous nos sacrifices et toute notre prière. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit Saint dit aux Eglises !

Abbé Pierre Téqui

Benoit XVI.jpgPrière de Benoit XVI pour les vocations

O Père, fais se lever parmi les chrétiens de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, qui maintiennent la foi vivante et gardent une mémoire pleine de gratitude de ton Fils Jésus par la prédication de sa Parole et l'administration des sacrements avec lesquels tu renouvelles continuellement tes fidèles.

Donne-nous de saints ministres de ton autel, qui soient d'attentifs et fervents gardiens de l'Eucharistie, sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde. Appelle des ministres de ta miséricorde, qui dispensent la joie de ton pardon par le sacrement de la Réconciliation.

O Père, fais que l'Eglise accueille avec joie de nombreuses inspirations de l'Esprit de ton Fils et, qu'en étant docile à des enseignements, elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal et à la vie consacrée. Soutiens les évêques, les prêtres, les diacres, les consacrés et tous les baptisés dans le Christn afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission au service de l'Evangile.

Nous te le demandons par le Christ notre Seigneur. Amen.

Cinq nouveaux Saints pour l'Eglise

bernardo-tolomei-benedictin-olivetain.jpgDimanche 26 avril 2009, le pape Benoît XVI a canonisé cinq bienheureux italiens : Arcangelo Tadini (1846-1912), Bernardo Tolomei (1272-1348), Gertrude Comensoli (1847-1903) et Caterina Volpicelli (1839-1894), ainsi que le bienheureux portugais Nuno de Santa Maria Alvares Pereira (1360-1431).

3 Saints...

Il a ensuite rappelé les principaux traits de la vie des cinq nouveaux saints en commençant par les "initiatives concrètes et courageuses" de saint Arcangelo Tadini, comme la Société ouvrière catholique de secours mutuel, la construction d'une filature et d'un pensionnat pour les ouvrières ainsi que la fondation, en 1900, de la Congrégation des sœurs ouvrières de la Maison de Nazareth, dans le but d'évangéliser le monde du travail en partageant la fatigue, sur l'exemple de la sainte famille de Nazareth. "Combien fut prophétique l'intuition charismatique de Don Tadini et comme son exemple reste d'actualité, aujourd'hui encore, dans une époque de grave crise économique!".

Benoît XVI a ensuite évoqué saint Bernardo Tolomei, abbé et fondateur de la Congrégation de Sainte-Marie du Mont des Oliviers de l'ordre bénédictin, "authentique martyr de la charité", qui mourut de la peste en 1348 en prêtant secours aux moines touchés par ce mal. "L'exemple de ce saint, a-t-il dit, est pour nous une invitation à traduire notre foi dans une vie dédiée à Dieu dans la prière et au service du prochain, dans l'élan d'une charité prête au sacrifice suprême".

Saint Nuno de Santa Maria (au siècle Alvares Pereira), a-t-il poursuivi, fut "un grand militaire et un grand chef qui n'a jamais permis que son action personnelle se superpose à l'action suprême de Dieu... A la fin de sa vie, il se retira dans un couvent du Carmel qu'il avait fait construire... Cette figure exemplaire, marquée par une vie de foi et de prière dans des situations qui lui étaient apparemment peu favorables, prouve qu'en quelque situation -même à caractère militaire ou belliqueux- il est possible d'agir et de réaliser les valeurs et les principes de la vie chrétienne, surtout si l'on se met au service du bien commun et de la gloire de Dieu".

... Et 2 Saintes.caterina-volpicelli.jpg

Evoquant ensuite sainte Gertrude Comensoli, fondatrice de l'Institut des sœurs du Saint Sacrement, Benoît XVI expliqua que le but de cet institut était de "traduire la charité contemplée dans le Christ eucharistique, en charité vécue en se dédiant au prochain nécessiteux. Dans une société désorientée et souvent blessée comme la nôtre, sainte Gertrude indique Dieu comme point solide de référence qui, dans l'Eucharistie s'est fait notre compagnon de voyage, à une jeunesse comme celle d'aujourd'hui, en recherche de valeurs et de sens à donner à leur existence".

Sainte Caterina Volpicelli, fondatrice de la Congrégation des servantes du Sacré Cœur "s'est efforcée d'être du Christ pour porter au Christ à ceux qu'elle rencontra à Naples à la fin du XIX siècle, dans un temps de crise spirituelle et sociale". Cette sainte, a-t-il conclu, "montre à ses filles spirituelles et à nous tous, le chemin exigeant d'une conversion qui déracine le cœur et se traduit par des actions en cohérence avec l'Evangile. Il devient ainsi possible de poser des bases pour construire une société ouverte à la justice et à la solidarité en dépassant ce déséquilibre économique et culturel qui subsiste sur une grande partie de la planète".

Source : VIS

03 avril 2009

Séance exclusive à PERPIGNAN : "L'île" au Cinéma Castillet, mardi 7 avril à 21h !

ostrov_cinefrhd.jpgL'ILE
Un film de Pavel Lounguine

Durée 112 minutes  -  Sortie le 9 Janvier 2008

Excellentissime commentaire du film par le Père Thierry-Joseph, prieur des Carmes de Montpellier :

Ce film de Pavel Lounguine est une œuvre liturgique ancrée dans l’orthodoxie russe mais il est aussi une illustration de la réponse chrétienne à l’athéisme : la prière. En pleine dictature communiste, des hommes et des femmes viennent voir un homme de Dieu avec leurs questions aux quelles le système ne peut répondre.


LE PROLOGUE DU FILM : L’HOMME PERDU.
Le film commence par une sorte de prologue qui précède le titre. Une ouverture qui nous  transporte immédiatement dans le monde de l’hésychasme [repos, quiétude, tranquillité]. Il s’agit d’une tradition de prière chrétienne orientale des moines du mont Sinaï, puis du mont Athos en Grèce et qui se diffusa ensuite dans le monde slave. Inaugurée par Evagre le Pontique (IVème  siècle), la littérature de cette tradition tient en quelques volumes seulement qu'on appelle La philocalie (L'amour de la beauté). L'hésychasme est une garde du cœur où la répétition d’un verset de l’Écriture aide à orienter toutes les activités de la vie vers Dieu. Le verset évangélique : « Seigneur Jésus, Fils de Dieu, prends pitié de nous, pécheur » (cf. Lc 18, 38) est répété tout au long de la journée. Les paroles éveillent à la louange (Seigneur Jésus, fils de Dieu) puis au repentir (prends pitié de nous pécheur). On parle aussi de la prière de Jésus. Il s’agit d’inscrire dans le cœur ce que les mots expriment. Dans le cadre monastique, qui est celui du film, tout excès de sentiment ou de passion doit disparaître pour laisser place à cette « tranquillité » des puissances. On voit le supérieur et frère Job rire et immédiatement se reprendre et se signer la bouche d’une croix.
Ce prologue, ouvre la réflexion fondamentale du film sur le drame de l’homme déchue, coupé de Dieu. La mer, dans la culture biblique est symbole du mal, de la mort. La barque que nous voyons dans cette première scène prend l’eau et le moine Anatoli la vide avec un sceau, symbole de cet homme pécheur qui, par la prière du cœur, reconnaît sa misère et implore la miséricorde divine. Il rame, il va prier sur une île qui est le lieu symbolique de sa recherche de Dieu (le cœur). « Au terme de cette première scène, Anatoli s’écroule sur le sol, les bras en croix, comme écrasé par le poids de sa faute, implorant la miséricorde divine. Tout le film de Lounguine nous décrit le relèvement de cet homme, broyé par son péché ».

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1. L’EXISTENCE DE DIEU.
« Le film parle de l’existence de Dieu, dit le réalisateur. Il arrive un moment dans la vie où cela devient une question primordiale (…) avec l’Île, j’ai voulu évoquer la vie des saints » (Pavel Lounguine).
Le contexte politique et historique de la Russie aujourd’hui est essentiel pour comprendre la réflexion du réalisateur. Pavel Lounguine a déjà produit 2 films sur la société russe contemporaine. Dans ce sujet religieux où apparaissent la culpabilité mais surtout la question de l’existence de Dieu, Pavel est marqué par l’histoire de son pays. Le feu, omni présent tout au long du film, permet à l’homme de vivre dans un milieu hostile à la vie. Il symbolise la prière, la recherche de l’âme qui se tourne vers Dieu. Le réalisateur fait de longs plans sur la terre gelée où des femmes piétinent en attendant de rencontrer le moine, « l’homme de Dieu ». La terre recouverte par le gel, c’est le monde sans Dieu. Un monde athée qui devient invivable. La première rencontre d’Anatoli sera avec une femme tentée par l’avortement. Une scène qui rappelle qu’on ne peut nier Dieu sans nier l’homme.
La question de l’existence de Dieu et de l’athéisme, se présente concrètement dans le film avec la première scène. Un flash back nous ramène à la seconde guerre mondiale, 1942 sur les côte nord de la mer de Russie. Deux plans successifs montrent la photo de Staline (dans la cabine d’un bateau soviétique) et le drapeau Nazi. Un drapeau qui cache la lumière de la lune à la manière d’une éclipse. La présence de Dieu n’est pas arrêtée par la folie meurtrière des systèmes athées. L’action du film se déroulera en pleine guerre froide.
Dans cette première scène, qui est une introduction, apparaissent deux personnages : le jeune matelot qui deviendra le moine Anatoli et un officier de l’armée rouge, Tikhon. Le jeune matelot pelte du charbon pour la chaudière du bateau. Soudain, un navire allemand surgit dans la nuit, avec des ombres menaçantes. Le jeune matelot est terrifié, il supplie pour sa vie, alors que l’officier soviétique ne montre aucune crainte de la mort devant l’officier nazi. Nazi et communiste méprisent profondément cet homme qui exprime sa faiblesse. Un face à face entre le surhomme nietzschéen et l’humanité victime de la guerre. La célèbre formule « Périssent les faibles et les ratés ! Et il faut même les y aider ! », tirée de l'Antéchrist, fait écho pour Nietzsche au verset biblique « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux les affligés, car ils seront consolés ! ». Elle vise directement le christianisme qui serait pour l’auteur le responsable de la décadence de l’occident. La parole de l’officier nazi au jeune matelot exprime cela, lorsqu’il le met au défit de tuer son ami en échange de sa propre vie : « Tue-le soi un homme ». Ce jeune matelot deviendra le moine Anatoli.

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Tout au long du film, Anatoli découvre que la peur de la mort fait parti de l’humanité. Il va passer de la peur pour sa vie à la crainte de Dieu. La vie de l’homme n’est pas dans la main des hommes, elle appartient à Dieu (cf. la rencontre de la jeune femme qui veut avorter). Il faudra attendre le face à face finale pour voir le visage de Tikhon, « le guerrier », héro de l’armée rouge (cf. dans le train la veste est couverte de médailles), s’ouvrir à une interrogation sur le sens de la vie, sur l’existence du démon et bien sur de Dieu.
L’existence de Dieu et l’expérience spirituelle sont le thème central de ce film. Lounguine raconte comment en cherchant le lieu pour le tournage du film, il est arrivé jusqu’à la Mer Blanche. « Nous avons trouvé l’épave d’une péniche et une chaudière abandonnée sur une petite île. C’était une étrange petite maison en pierre, sans fenêtre, et qui datait probablement de l’époque des goulags ».
Le film est enchâssé dans une grande inclusion pascale. Dans la première scène, un bateau nazi  glisse dans la nuit pour donner la mort, son drapeau porte une croix brisée, la croix gammée, et il cache la lumière. La dernière scène, qui répondra à la première, est celle d’une barque qui glisse dans la lumière vers la vie. La croix est dressée dans cette barque qui emporte le corps d’Anatoli vers l’île pour un dernier voyage. Tout le film est un « passage » de la mort vers la vie et des ténèbres vers la lumière (écran blanc à la fin du film).
La réponse du chrétien au surhomme de Nietzsche et aux systèmes athées, c’est la prière. L’homme n’est jamais si grand que lorsqu’il est à genoux devant Dieu !

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2. « POURQUOI CAÏN A-T-IL TUE ABEL ? » (CF. GN 4, 8)

Dans un monde qui a voulu vivre sans Dieu, symbolisé par le froid et la neige, l’homme allume un feu : sa prière. Pour Anatoli, la culpabilité est le combustible, mais peu importe. Le film invite à découvrir comment il faut passer de « faire sa prière » à « être prière ». La parole de Dieu ne vise pas à faire de nous des érudits mais des disciples.
Le face à face central du film est celui d’Anatoli avec le père Job. Lors de la première rencontre à laquelle nous assistons, Anatoli – avant de poser la question sur Caïn et Abel – commence par souligner la connaissance qu’a le père Job des Saintes Écritures puis il l’interroge : « Pourquoi Caïn a-t-il tué Abel ? » Le père Job est renvoyé à la façon dont il vit sa prière. Le face à face des deux moines est saisissant. De même que le sacrifice d’Abel fut agréable à Dieu, de même la prière de ce pécheur d’Anatoli est agréée par Dieu – miracles. Le père Job va devoir se convertir, se salir les mains (cf. la scène de la clenche de porte noircie à la suie). « Il se voit d'un oeil trop flatteur pour trouve et haïr sa faute » (Ps 35). Il devra passer de sa vie bien réglée à l’expérience déroutante de sa misère. « Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé » (Psaume 50). On peut voir ici une illustration de ce que sainte Thérèse écrit au sujet du passage aux Quatrième Demeures. « Ils sont trop raisonnables, trop mesuré, il manque la folie de l’amour pour perdre sa vie » (3 D. 2, 7). De nombreuses scènes vont mettre en parallèle les actes de prière d’Anatoli et de Job. On comprend peu à peu que ce n’est pas une question de forme extérieure mais bien de disposition du cœur, de vérité dans le désir d’accomplir la volonté de Dieu.
Mais Anatoli devra lui aussi lâcher prise. Toute sa vie est comme portée par sa culpabilité, il ne lâche pas son péché et pour cela il ne peut mourir. Lorsque Tikon lui révèle qu’il lui a pardonné depuis longtemps, tout semble bouleversé pour Anatoli. Il ne lui reste  plus que Dieu miséricordieux qui accueille son cœur brisé et broyé.

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3. LES RENCONTRES.

Chaque rencontre avec le père Anatoli mettre en lumière un aspect de ce que la prière réalise dans la vie de l’homme.
La valeur de la vie avec une jeune femme qui voulait avorter. C’est la seule qui est « guérie » immédiatement, signe que la vie est la plus forte. Dans un pays où la moyenne d’avortements par femme est supérieure à 5, cette réflexion n’est pas anodine. De même, les dictatures nazis et communiste ont toute deux légalisées très rapidement l’avortement et l’euthanasie.
Le matérialisme d’une « veuve » qui pleure pour son cochon mais pas pour son défunt mari. Elle se veut une bonne soviétique qui ne peut se rendre en France, un pays capitaliste. Anatoli lui répond : « il y a bien des gens qui vivent là-bas ! »
L’orgueil de la science, avec cette femme qui, après avoir consulté les grands médecins de Moscou vient voir le père en dernier recours. Mais elle vient comme chez le médecin. Une mère qui étouffe son fils par son amour fusionnelle et qui pourtant lui préfère son travail. « La prière n’est pas un jeu », lui dit le moine, avant de lui enlever son fils pour le guérir totalement. À l’enfant, le moine dit : « Prie Dieu… il est bon » et il le fait entrer dans l’église pour communier.
Le supérieur du monastère devra lui aussi découvrir qu’il n’aime pas encore Dieu au point de le préférer à sa propre vie. Anatoli a déjà connu cette peur panique devant la mort physique, mais il sait maintenant que ce n’est pas la pire. Le détachement est à la fois matériel mais aussi spirituel. Anatoli est comme ces prophètes qui sont comme dépassé par la parole qu’ils annoncent.
Enfin, la rencontre finale avec l’exorcisme  où la prière de confiance chasse le démon. Le réalisme évangélique de la scène est saisissant. La jeune femme a elle aussi été observée par les meilleurs médecins soviétiques, mais la science ne peut rien. La jeune femme apparaît comme l’ange de lumière dont la beauté est détournée du bien. Le général soviétique refuse l’existence du démon comme refuse l’existence de Dieu mais il doit s’incliner – lui qui n’a peur de rien. On notera la symbolique baptismale et l’image évangélique, la jeune femme est comme morte, le moine la porte près de l’eau et lui lave le visage. L’île est un lieu de combat contre le démon. La jeune femme est libérée, les deux amis se retrouvent et Anatoli peut enfin pénétrer le mystère de la miséricorde – il est déjà pardonné.
Au contacte du père Anatoli les personnes changent découvrant cette action de Dieu dans la prière de cet homme qui ne sent que sa misère : « mes vertus puent devant Dieu ». Il y a ce que nous voyons (nous le voyons saint) et ce qu’il ressent de lui-même (il se sent pécheur). Mais sa faute ne le referme pas sur lui-même, par la prière il s’ouvre sans cesse à la pauvreté des autres, il est accueillant. Ce qui lui est reproché par le père Job (du thé avec du sucre !). « Soyez-en certaines, dit Thérèse d’Avila, autant vous aurez fait de progrès dans l’amour du prochain, autant vous en aurez faits dans l’amour de Dieu » (5 D 3, 8). L’amour du prochain est inséparable de la vraie prière. Anatoli demande plusieurs fois à Job s’il l’aime, car ce sera le signe de la conversion. Cette amour du prochain est symbolisé par la chaudière où vit Anatoli qui chauffe le monastère, comme la prière qui soulève le monde vers Dieu. Si pauvre qu’il est, comme Israël qui était un peuple à la nuque raide, Dieu l’a choisit pour transmettre son enseignement (cf. le dialogue avec le supérieur).

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CONCLUSION : DEVENIR PRIERE DANS SA VIE ORDINAIRE.
Extérieurement, l’activité du père Anatoli a peu changée. Du début à la fin, nous le voyons pelleter du charbon devant une chaudière, sur un bateau puis au monastère – c’est sa vie. La transformation est intérieure. Son charbon c’est la culpabilité qu’il éprouve face à l’acte qu’il a posé dans sa jeunesse, un acte qui lui semble impardonnable. Nous le voyons vider, brouette après brouette, une barge échouée du charbon qu’elle contient. Un travail qui symbolise le sentiment d’être pécheur qui brûle son âme et qui est aussi le combustible de sa prière continuelle. Et lorsque le frère Job lui demande comment il pourra vivre sans lui, Anatoli répond : « Vit comme avant… ne commet pas de gros péchés ». Autrement dit, ne change pas la forme de ta vie mais le fond, ne déchire pas tes vêtements mais ton cœur. Anatoli renvoie Job comme Jésus qui renvoie la femme adultère en lui disant, « va et désormais ne pèche plus ». C’est Job qui sonne les cloches pour annoncer le passage vers la vie d’Anatoli qui a revêtu son habit de baptême pour se coucher dans son cercueil. « Reçoit mon âme de pécheur ».
Les mots de la prière sont les mêmes pour tous mais ils doivent s’incarner dans la vie de chacun.

Ce film peut sembler parfois un peu sombre, mais l’ombre révèle la lumière. Le visage d’Anatoli est à la fois douloureux et joyeux comme celui d’un enfant. On est saisi par ce personnage qui incarne la prière, et spécialement la prière des psaumes. Il a fait cette expérience radicale de son incapacité à répondre à l’amour de Dieu, il a assumé sa peur et s’est tourné vers Dieu.
Il arrive un moment où l’on ne prie plus pour faire quelque chose mais parce qu’on ne peut plus faire autrement. Alors, « Dieu seul suffit ».

08 mars 2009

Récollection lycéens à St-Martin-du-Canigou

WE du 14-15 Mars 2009  à SAINT-MARTIN du Canigou

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RDV départ : Samedi 14 mars à 15 h à l'église de Casteil.
RDV retour : Dimanche 15 à 17h 30 à l'église de Casteil.

Il n'y aura pas d'aumônerie la veille, le vendredi 13 mars. Merci de faire passer l'info !!

Si l'acheminement vers Casteil est problématique,
merci de prévenir l'abbé Pierre (06 31 25 10 52) pour organiser un co-voiturage.


A EMPORTER :
- Un sac de couchage
- Une Bible
- Le carnet de chant "Il est vivant !"
- De quoi écrire
- des vêtements chauds.
- 30 € pour les frais, si vous pouvez

16 janvier 2009

Conférence intéressante

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10 décembre 2008

A ne pas rater !

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06 décembre 2008

"Malheur à moi si je n'évangélise pas !" (1Co9,16)

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Le site du diocèse de Perpignan publie ce jour une interview de l'abbé Téqui à propos d'une initiative récente d'évangélisation de rue à Perpignan : c'est ici [clic].

Plus d'infos sur ce groupe ici [clic].

04 décembre 2008

Benoît De Roëck bientôt diacre !

Nous nous souvenons tous de Benoît, qui s'est investi pendant deux ans dans notre Paroisse comme séminariste en 2005 et 2006, au service des jeunes et des enfants de choeur. Nous avons la joie de vous faire part aujourd'hui qu'il sera ordonné diacre en vue du sacerdoce Dimanche 21 Décembre prochain, à 15h, en l'Eglise Notre Dame de la Réal à Perpignan !

Quelques photos pour ceux qui ont la mémoire courte  :

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Samedi 20 décembre prochain,

une Veillée de Prière pour les Vocations Sacerdotales et Religieuses,

sera organisée à Notre Dame de Lourdes à 20h pile !

L'abbé Pierre qui l'organise vous invite à y venir nombreux !

Au cours de la veillée, un enseignement sera donné sur les vocations à la vie consacrée par Don Etienne Guillot, diacre en vue du sacerdoce, de la Communauté Saint-Martin à Font-Romeu.

Nous aurons à coeur de prier pour lui spécialement en ces jours de préparation, et si nous le pouvons, de participer à cette célébration qui est un beau signe d'espérance pour notre Diocèse.

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17 novembre 2008

APLEC de Saint Martin du Canigou

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Les Photos de l'APLEC de Saint Martin du Canigou du 16 Novembre 2008 sont en ligne.

Pour consulter l'album, cliquez ici ! 

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05 novembre 2008

APLEC de Saint Martin du Canigou

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